Santé

L’Akita est un chien plutôt robuste. Il n’est pas du genre à se plaindre même s’il se fait mal. Cela nécessite de bien connaître son chien et de savoir lire un comportement inhabituel.

L’Akita inu peut être touché par de multiples maladies auto-immune comme la globalité des chiens, notamment par la dysplasie de la hanche ou encore des tares oculaires. C’est pourquoi nous avons pour priorité de tester nos chiens reproducteurs.

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Il est cependant important d’approfondir le cas de deux maladies, qui touchent particulièrement la race :
L’Adénite Sébacée (AS) et le Vogt–Koyanagi–Harada syndrome (VKH).

L’Adénite Sébacée

L’AS est une maladie relativement récente puisqu’elle a été diagnostiquée pour la première fois en 1986. Cette maladie entraîne la destruction des glandes sébacées, ce qui explique les signes physiques au niveau de la peau.

Les premiers symptômes sont l’apparition de pellicules, souvent localisées sur la tête, les oreilles, le dos ou la queue du chien, avec une peau noircie sentant la nécrose. Se créent alors des « trous » et des plaques dans le pelage du chien qui se démange. La peau peut également noircir, et une odeur de moisi très prononcée est constatée. Peuvent aussi subvenir des montées de fièvre, une perte de poids ou des infections localisées ainsi que d’autres problèmes de déficience du système immunitaire. Le chien est alors affaibli, triste et refuse souvent de s’alimenter…

On ne peut diagnostiquer l’AS que lorsqu’elle est déclarée, et ce, par une biopsie de peau. D’après les scientifiques, près d’une centaine de races seraient touchés par l’AS. Chez l’Akita, on a constaté que la maladie se manifeste généralement entre 15 mois et 5 ans, mais elle peut survenir bien plus tard. Les causes de cette maladie ne sont pas encore déterminées de manière certaine, mais il semblerait qu’elle soit héréditaire (homozygote récessive). Certains scientifiques avancent aussi que des facteurs environnementaux externes tel que le stress ou les atopies (prédisposition génétique à déclencher des allergies), pourraient déclencher la maladie, pour des individus présentant un système immunitaire défectueux.

Le Vogt-Koyanagi-Harada

Le VKH, comme l’Adénite Sébacée, est une maladie auto-immune génétique.

Il semblerait que cette maladie touche principalement nos Akitas, mais aussi quelques autres races nordiques, et plus récemment des cas chez des Bergers Australiens et des Léonbergs ont été référencés. Le VKH serait apparue à la fin des années 70 au Japon.

Cette maladie auto-immune et héréditaire peut être déclenchée par le stress causé par n’importe quel type de tension. Les premiers symptômes de la maladie apparaissent très tôt, en général entre les 6 mois et 18 mois du chien.

Le premier symptôme visible est la sensibilité extrême qu’a le chien à s’exposer à la lumière du jour : le chien cligne alors beaucoup des yeux, les ferme, cherche des coins d’ombre … Ce sont les prémices d’une uvéite (inflammation de l’uvée, partie pigmentaire des yeux), qui, si elle n’est pas soignée à temps, peut entraîner la cécité. L’uvéite peut toucher les deux yeux, avec un degré plus ou moins élevé selon les cas. L’uvéite s’accompagne fréquemment d’un détachement rétinien, caractérisé par un voile bleu laiteux observable en surface, ainsi que par des rougeurs, des démangeaisons ou encore des suintements. Le chien souffre alors beaucoup. Des symptômes cutanés accompagnent ensuite les uvéites : une dépigmentation du poil et des muqueuses (babines, lèvres, truffe, organes génitaux, anus, coussinets …).

Il n’existe pas de traitement pour soigner le VKH, et il n’est possible de le diagnostiquer qu’à l’aide d’analyses sanguines ou des biopsies de peau. Il a été constaté que de nombreux chiens atteints du VKH présentaient fréquemment en parallèle une hypothyroïdie. Bien souvent, les traitements préconisés par les vétérinaires tels que les médicaments immuno-suppressifs ne font qu’affaiblir davantage le chien et dégrader son état de santé, mais il n’existe actuellement pas d’autres alternatives pour soulager les individus malades. Les effets secondaires de ces médicaments ne sont pas rares.

Des tests ?

Malheureusement, choisir l’Akita c’est aussi accepter le risque de le voir peut-être un jour déclarer une de ces maladies. En effet, il n’existe aucun test préventif donc il faut partir du principe que toutes les lignées ont une probabilité d’être touchée. Le seul moyen de les éviter au maximum est de choisir des parents avec dans leurs pédigrees des chiens non atteints et en évitant les liens familiaux avec d’autres Akita atteints. Mais même là, rien ne garanti que le chiot en question ne sera jamais malade.

Depuis peu de temps, un programme de recherche est actuellement en cours par le CNRS de Rennes. Le but de cette étude, est de décrypter le génome de l’Akita et d’isoler les gènes responsables des maladies Adénite Sébacée et VKH ; afin de mettre en place un système dépistage efficace qui permettra de mieux sélectionner les reproducteurs et d’éradiquer les risques de chiens malades sur le long terme. Ces découvertes serviront également en parallèle à mieux comprendre des maladies génétiques similaires affectant le génome humain. L’étude durera plusieurs années il faut donc être patient. >>En savoir plus

Pour en savoir plusisi-association-akita-sante

N’hésitez pas à vous rendre sur la source même de cette article, le site internet Akita Sans Tabou. Vous pourrez voir des photos de chiens malades, lire des témoignages et en apprendre plus sur ces deux maladies. Depuis peu, une association a également vu le jour : Info Santé Inu (ISI). Elle est visible sur son site mais aussi sur Facebook.